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Milieu carcéral

LE CONTE MUSICAL

Les agents SPIP que nous avons rencontrés sont unanimes, tout ce qui peut relier les détenus à leurs familles est positif et contribue à faciliter leur réinsertion. Le conte musical permet à des pères détenus de “FABRIQUER” un cadeau à leurs enfants. Durant 3 jours, Ils sont guidés par un comédien qui les coache dans leur prise de parole, et un musicien qui accompagne leurs voix. Ensemble, ils racontent une histoire, et les histoires ne sont pas choisies au hasard : drôles, touchantes, valorisantes.


Cet atelier donne lieu à un album qui est remis lors d’un temps de “restitution” en présence des détenus, de leur famille et du comédien qui présente le travail réalisé en valorisant l’implication du papa présent. Des dires des mères, outre le temps de restitution qui est un moment fort pour elles et leurs enfants, la grande vertu de ce conte musical est aussi de maintenir le lien avec le père en dehors des murs de la prison. Souvent les enfants réclament le cd pour s’endormir, afin d’entendre la voix de leur père, malgré l’absence. Écouter un extrait :

A la fin d’un atelier, certains détenus ont demandé à enregistrer ce qu’ils ont appelé un « hommage aux mamans ». Ils ont accepté que l’on publie cet extrait :

« Franchement, moi je n’avais pas trop envie de le faire, c’est ma Spip qui m’a inscrit, mais déjà c’était cool, je veux dire c’était rigolo à faire, ça changeait un peu, et puis quand j’ai vu les yeux de mon fils quand il a entendu ma voix sur le Cd, franchement, j’étais heureux… »
Anonyme

« Merci, merci merci !!! moi j’ai trop kiffé parler dans le micro, et je suis fière d’avoir fait ça pour mes petits. »


Anonyme

« C’est génial, ce Cd c’est génial pour les enfants, et même pour nous, ça fait du bien d’entendre la voix. C’est comme s’il était un peu à la maison. »


Une épouse, anonyme

SPECTACLE

La pièce « Quelque chose » traitant des réparations possibles pour les victimes d’inceste a été jouée au centre pénitencier du port, à l’Ile de la Réunion. Ce projet a été expérimenté dans la lignée des expériences qui ont été faites en justice restaurative. 40 détenus ont assisté à la représentation. Surpris au départ par le sujet, ils se sont attachés aux quatre personnages, ils les ont soutenus, encouragés jusqu’à la fin de la pièce. Lors du bord de scène qui a suivi, un détenu s’est exprimé́ immédiatement : « Je suis agresseur, récidiviste, je viens de prendre conscience du mal que j’avais fait, je demande pardon... ». le spectacle a été suivi d’un atelier sur la question du poids du secret. Ce jour-là, ARTE accompagnait l’équipe de Quelque-Chose…
Voir également le dispositif complet du projet « QUELQUE CHOSE »

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